• 27.07.2018

    Des journalistes pigistes québécois aux 48h de la pige à Bordeaux

    Dans le cadre des activités de son 50e anniversaire, l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) a recruté une délégation de jeunes journalistes pigistes québécois qui s’est rendu du lundi 25 juin au lundi 2 juillet dernier à Bordeaux pour échanger avec leurs confrères bordelais et participer aux 48h de la pige.


    Le programme de séjour a débuté par un débat au Club de la presse de Bordeaux organisé par Richard Hecht, représentant du Conseil national de l’Union syndicale des journalistes CFDT et la délégation de journalistes québécois représenté par Marie-Philippe Gagnon-Hamelin de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). « En introduction, Frédéric Marion-Garcia, secrétaire national a présenté l’USJ-CFDT tandis que la Québécoise Marie-Philippe Gagnon-Hamelin, a présenté la FPJQ. Un riche dialogue s’installera entre plusieurs pigistes des deux côtés de l’Atlantique, à partir de témoignages comme celui de Camille Lavoix, qui racontera ses contraintes en France. La représentante CFDT de La Croix, Élise Descamps, signalera que son journal a créé une représentation des pigistes de l’étranger, tandis que Richard Hecht évoquera les sites illégaux qui reprennent des textes en français ou en anglais, les traduisent et les vendent un peu partout, dans le dos des journalistes pigistes. » Le programme était lancé pour une semaine riche de rencontres.

    La découverte des pratiques journalistiques françaises 

    
Les 26 et 27 juin ont été consacrés à des visites et des journées d’immersion dans les rédactions du journal Sud Ouest, de Sud Ouest Mag et de la télévision France 3. Maxime Bilodeau nous raconte brièvement dans Les coulisses d’une histoire à succès son passage à Sud Ouest Mag, pour lui le Mag, « c’est du génie !».  Osons!, nous dit Lindsay-Anne Prévost qui retient de son passage au Mag une expérience inspirante, ils arrivent à « parler autrement au lecteur de la vie quotidienne en valorisant la région Aquitaine ».  Mercredi après-midi, une partie de la délégation a visité le Darwin Éco-Système, une friche urbaine rénovée qui permet de Rêver l’économie de demain sur la rive droite de la Garonne , comme nous le décrit si bien Florence Sara G. Ferraris.

        

    Les 48h de la pige

    Les 28 et 29 juin, dans les locaux de l’Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine s’est tenu la 8e édition des 48h de la pige, organisé par l’association Profession : Pigiste. L’événement réunit chaque année plus de 200 journalistes pigistes pour deux jours d’échanges, de conférences, de débats et d’ateliers pratiques autour de la profession. 

     


    Catherine Dibs nous écrit dans son témoignage, « les rencontres précieuses que j'ai faites avec mes homologues français à l'occasion des 48h de la pige ont fait évoluer ma perception du métier. En plus de pouvoir établir des parallèles entre les conditions de travail québécoises et françaises, j'ai pu, en plus, avoir un aperçu des sujets qui suscitent de l'intérêt dans les médias francophones du Vieux Continent, que ce soit en France, en Belgique ou encore en Suisse ». Anabel Cossette Civitella, nous raconte dans son texte Une folie qui fait du bien sa rencontre avec le cofondateur de Mediacités, un journal web d’investigation. Pour Émilie Rivard-Boudreau, dans Le Diaporama sonore : un format à explorer par les pigistes et médias québécois ? , c’est le concept de diaporama sonore qui jumèle la photographie à la radio qui a entre autres choses attiré son attention. Katia Gaïd s’est intéressée à deux outils présentés lors d’un atelier sur Comment lutter contre les discriminations dans les médias ?

    Marie-Philippe Gagnon-Hamelin, directrice générale adjointe de la FPJQ, dresse un bilan personnel fort positif de son expérience au sein de la délégation québécoise. « Ce séjour fut aussi une immersion d’une semaine dans la vie de nos membres. Des membres qu'on voit souvent très rapidement, dans les congrès ou les journées de formations. Durant une semaine, les pigistes m’ont expliqué leur situation, ce qu’ils vivent au quotidien et les obstacles qu’ils rencontrent. Les contacts avec les journalistes français m’ont permis de constater des ressemblances – sur les enjeux professionnels, l’évolution technologique et déontologique du métier, la hausse de la précarité - mais aussi les différences - sur les conditions de pratique des journalistes, le statut des pigistes. Toutefois, il me semble que les liens créés avec la délégation québécoise sont aussi sinon plus importants. Le fait d’être ensemble sur une longue période de temps a permis de développer des liens professionnels, mais aussi des amitiés. Je crois que les journalistes seront plus enclins à se tourner vers la FPJQ lorsqu’ils auront des questions ou encore des suggestions de formations ou d’ateliers au congrès. »

    Un atelier sur la pige au Québec au 48h  

    
Trois membres de la délégation québécoise Raphaëlle Corbeil et Anabel Cossette Civitella, représentantes de l’AJIQ (Association des journalistes indépendants du Québec), et Maxime Bilodeau, journaliste membre de la FPJQ (Fédération professionnelle des journalistes du Québec) ont offert l’atelier fort couru, Piger pour la presse québécoise, qui a remporté un très grand succès avec plus d’une trentaine de participants. « Piger pour la presse québécoise » jeudi de 14h30 à 16h (programme des 48h de la pige).

     

    Visite guidée des lieux de mémoire de l’amitié franco-québécoise à Bordeaux

    Le samedi 30 juin à 9h30, nous avons eu une visite guidée des lieux de mémoire franco-québécois dans Bordeaux, organisée par l’association Aquitaine Québec & Amérique du nord francophone (AQAF) fondée en 2010 a initié ce parcours en partenariat avec l'Office de Tourisme de Bordeaux. Notre guide touristique, Claude Ader-Martin, journaliste, nous a fait visiter certains de ces lieux situés dans le périmètre historique de Bordeaux. 

    Télécharger le dépliant Lieux de mémoires Québec Bordeaux
    Pour en savoir plus :
 https://www.aqaf.eu/2017/08/depliant-touristique-sur-les-lieux-de-memoire-franco-quebecois-a-bordeaux/

     

     

    Échange franco-québécois sur les pratiques journalistiques d’hier à aujourd’hui 

    
Une table ronde, animée par Laëtitia Langella, présidente du Club de la presse de Bordeaux, a été l’occasion d’évoquer la pratique du journalisme d’hier à aujourd’hui. Cette rencontre a voulu faire écho à un projet qui s’est tenu en 1979 alors qu’une vingtaine de journalistes québécois avait traversé l’Atlantique pour aller à la découverte de journalistes et de médias bordelais. Côté québécois, Sylvain Lafrance, ancien vice-président exécutif des services français de Radio-Canada, actuellement professeur associé à la Chaire média à HEC Montréal et président du Conseil d’administration du Conseil des arts et des lettres du Québec et Hélène Baril, journaliste à la section économique du journal La Presse faisait partie de cette délégation et côté français, Jean-Marie Dupont qui a fait l'essentiel de sa carrière au quotidien Le Monde, dont il a été président de la société des rédacteurs de 1973 à 1977, avant de devenir directeur adjoint puis directeur de la communication et Jean-Michel Audineau, ancien Directeur délégué auprès du président du groupe Sud Ouest avaient reçu les jeunes journalistes à l’époque. 

    La discussion a débuté avec les jeunes journalistes québécois par un bilan de leur expérience durant cette semaine à Bordeaux et s’est poursuivi sur les enjeux actuels du journalisme. 



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