• 04.02.2013

    OQMJ - Une étudiante du Nord-du-Québec au Sénégal pour un séjour de recherche

    Anne-Marie Duval, de Lebel-sur-Quévillon dans le Nord-du-Québec, est étudiante au doctorat en Administration de l’Université Laval. Depuis le 9 janvier 2013 et jusqu’au 5 avril, elle est au Sénégal en Afrique pour colliger des données sur la gestion des organisations non-gouvernementales (ONG) en développement international. Ce séjour outre-mer lui permettra de s’imprégner de la culture de l’ONG qu’elle étudie et des subtilités de sa gestion, tant au niveau stratégique, qu’au niveau de la mise en œuvre des projets.

    Détentrice d’un baccalauréat en ergothérapie à l'Université d'Ottawa, elle a exercé le métier d’ergothérapeute de 2007 à 2010 à Jonquière, dans la communauté autochtone de Mistassini, à Sainte-Anne-de-Beaupré et au Sénégal. « Après trois expériences de stages à l'international, soit en Jamaïque, au Mexique et au Sénégal, j'ai voulu combiner ma passion pour les relations d'aide à celle que j'ai pour l'échange interculturel.  J'ai donc débuté une maitrise en gestion du développement international à l'Université Laval. Cependant, ma curiosité et mon esprit analytique m'ont poussée à faire un passage accéléré au doctorat afin d'approfondir la réflexion sur des enjeux fondamentaux en lien avec la gestion des ONG en développement international », précise-t-elle.

    L’objectif principal de ses recherches sur le terrain au Sénégal est de mieux comprendre les réalités et les complexités dans lesquelles baignent les ONG en développement international. Elle examine notamment la tension pouvant opposer les expertises dites universelles aux expertises locales, ancrées dans les réalités des champs visés par les initiatives de développement international.

    « Mon séjour outre-mer me permet d'accumuler des expériences et des connaissances qui me serviront pour la production d'articles scientifiques et pour l'enseignement de la gestion des organisations en développement international. »

    Avant de faire la portion de sa collecte de données en Afrique, Anne-Marie Duval a colligé des données au siège social d’une organisation à Montréal.  Pendant les trois mois qu’elle y a passé, elle a appris à connaitre l'organisation, sa structure et sa culture organisationnelle.  Elle a aussi participé à une formation pré-départ offerte aux Canadiens allant réaliser un séjour de recherche à l’étranger.  Cette organisation lui a aussi procuré un appui pour l’organisation de son séjour en Afrique et l’a mis en contact avec la directrice régionale de son organisation d’accueil, son contact principal au Sénégal.

    Le français est parlé par la majorité de la population urbaine en Afrique de l'ouest. Soulignons qu’Anne-Marie maitrise les bases du Wolof, dialecte le plus répandu à Dakar, où elle a séjourné durant 5 mois en 2008-2009. « Si j'ai à interagir avec des personnes qui ne parlent pas le français, je vais engager un ou une interprète car c'est essentiel dans le cadre de ma recherche ». LOJIQ lui souhaite un bon séjour!