• 27.03.2019

    Table ronde sur le plein potentiel de l’entrepreneuriat féminin

    La table ronde « L’entrepreneuriat féminin : comment réaliser le plein potentiel ? » s’est tenue le vendredi 22 mars à l’université de Montréal dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie.

    Animé par la présidente du conseil d’administration du CIRANO, chancelière émérite de l’Université de Montréal, Louise Roy, et organisé par l’Observatoire de la Francophonie économique de l’Université de Montréal, cet événement avait comme panélistes la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, la responsable de BCF Imagine, présidente du conseil d’administration de Compagnie F et ancienne participante aux programmes de LOJIQ, Déborah Cherenfant, ainsi que Danièle Henkel, femme d’affaires et entrepreneure, Fondatrice et Présidente Directrice Générale des Entreprises Daniele Henkel.


    Une délégation d’anciens participants ainsi que des représentants de l’équipe LOJIQ étaient également présents. Les sept jeunes entrepreneurs provenant de différents territoires de la Francophonie qui avaient convaincu deux jours plus tôt un public composé d’une centaine d’officiels, d’entrepreneurs, de médias et de partenaires en Francophonie par leurs argumentaires éclair de la pertinence de faire affaires en français ont également assisté à la table ronde.

    Persuadées de l’importance de l’implication des femmes en entrepreneuriat, les panélistes ont témoigné de leurs expériences et des défis qu'elles ont pu surmonter pour "se positionner sur le long-terme". La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, qui est aussi la ministre responsable de LOJIQ, a tenu à souligner « la niche potentielle que représentent les femmes et les jeunes ». Elle a appelé à « renforcer les capacités entrepreneuriales des femmes en Francophonie » et a mentionné « l’importance de se soutenir entre femmes et comme humanité ».

    Sachant que 24 % seulement des entreprises au Québec sont détenues partiellement ou entièrement par des femmes, il a été mentionné que l’intention féminine est réelle, mais que l’implication dans la vie de famille, le manque de confiance en soi et l’assurance peuvent être des freins.

    Pour Danièle Henkel, cela peut s’expliquer notamment par le fait que, selon des études scientifiques, « les hommes sont considérés selon leur potentiel alors que les femmes sont considérées selon leurs résultats ». Les contextes social et historique semblent expliquer pourquoi l’entrepreneuriat n’était, jusqu’à tout récemment, pas valorisé comme voie pour une femme. Aussi, il a été démontré que l’accessibilité au financement est plus difficile pour les femmes.

    Cependant, les récentes statistiques sont prometteuses. Les mentalités commencent à évoluer et certaines pionnières ouvrent la voie. On constate par exemple qu’il n’y a que peu de parité dans les conseils d’administration du secteur privé. Néanmoins, comme l’a rappelé la ministre Nadine Girault, la moitié des membres du gouvernement sont des femmes. Aussi, les évolutions sont possibles grâce à plusieurs ressources qui ont pour mandat d’aider les femmes à entreprendre, comme le Réseau des Femmes d’affaires du Québec, Femmessor, le Réseau M, SheEo, etc.

    La mobilité à travers les territoires est également un outil non négligeable, car elle est synonyme de nouvelles attitudes, de réseautage, de maillage et d’une plus large ouverture aux autres. En effet, dans un contexte de mobilité, l’apprentissage se réalise avec intensité, dans la différenciation permanente et la confrontation des façons de faire, des idées et des valeurs. C’est ainsi que LOJIQ contribue à faire ressortir le plein potentiel de ses participantes et de ses participants.

    Concernant l’entrepreneuriat, le premier ministre du Québec a annoncé, lors du XVIIe Sommet de la Francophonie en Arménie en octobre dernier, la création de l'Initiative québécoise en matière de créativité entrepreneuriale jeunesse en Francophonie. Cette mesure vise à stimuler la fibre entrepreneuriale chez les jeunes en mettant à leur disposition de nouveaux outils pour faciliter la réalisation de leur projet d'affaires. La mise en œuvre de cette initiative sera assurée par LOJIQ, avec un soutien financier de 4 565 000 $ sur quatre ans. Le lancement de la nouvelle initiative aura lieu dans les prochains moins.

    En plus de constater que l’équilibre et la parité entre les hommes et les femmes est essentiel pour une saine gestion, chacun ayant des visions complémentaires, les échanges entre les panélistes et les participants ont permis d'inspirer la relève et de donner confiance aux femmes qui veulent entreprendre!