• 14.05.2013

    Témoignage – Trois étudiantes en droit à l’UQAM se rendent en finale du Concours Jean-Pictet

    Mélissa Lussier-Beaulieu, Elyse Desjardins et Justine Lafontaine été sélectionnées par le département des sciences juridiques de l'UQAM pour participer au Concours Jean-Pictet qui s’est déroulé du 2 au 9 mars dernier à Kanchanaburi en Thaïlande.

    Le Concours Jean-Pictet est une formation en droit international humanitaire (DIH) destinée aux étudiants. Il consiste à « faire sortir le droit des livres », par des simulations et des jeux de rôles, permettant au jury du Concours d’évaluer les connaissances théoriques et pratiques du DIH des participants. Chaque année le concours se déroule dans une ville différente. Il est organisé par le Comité pour le Concours Jean-Pictet (CCJP). Il s'agit d’une association à but non lucratif régie par la loi française, ayant son siège à Chamalières (France).

    Les trois jeunes femmes sont étudiantes au baccalauréat en droit à l’UQAM. Elyse et Mélissa ont d'abord complété le baccalauréat en relations internationales et droit international à l'UQAM. Justine Lafontaine a, pour sa part, complété une session d'étude à l'Université de Genève en Suisse, où elle s'est particulièrement intéressée au droit international humanitaire et au droit pénal international. Au cours des dernières années, au fil de leurs diverses implications et à travers l'orientation de leur parcours académique, elles ont démontré un intérêt soutenu pour les questions internationales relatives aux droits de la personne.

    Ces trois passionnées du droit international cherchaient, à travers la participation à ce concours, à acquérir une expérience théorique et pratique dans le domaine particulier du droit international humanitaire.

    Témoignage

    Concours en Droit international humanitaire Jean Pictet

    « Notre participation au concours Jean Pictet, qui s’est déroulé dans la province de Kanchanaburi en Thaïlande du 2 au 9 mars, a été des plus enrichissantes. Nous avons eu à apprendre de manière autodidacte une branche complexe du droit, le droit international humanitaire (DIH), qui nous était jusqu’à présent étrangère. Notre préparation s’est donc échelonnée sur plusieurs mois, soit d’octobre à mars. Ce fut un travail tant individuel, dans la mesure où chacune des participantes devait maitriser des sujets précis, qu’un travail d’équipe. Nous avons également reçu l’aide de deux coaches, anciennes participantes du concours, Alia Chakridi et Sara Eve Levac, et du professeur Bruce Broomhall, qui nous ont efficacement et généreusement encadrés dans notre apprentissage, tant sur le plan personnel qu’académique. Nous avons également reçu l’aide de plusieurs personnes venant du milieu académique et d’autres acteurs du droit international humanitaire tout au long de notre préparation.

    C’est après des mois de lectures et d’encadrements que nous nous sommes envolées vers la Thaïlande pour aller mettre en pratique, lors de mise en situation et de cas pratiques, tous nos acquis. Ce fut une semaine intensive, stressante, mais également stimulante et amusante. Les simulations se sont succédées à raison de 2 par jours, et pouvait durer jusqu’à cinq heures chacune. Nous avons finalement pu mettre en place ce casse-tête qu’est le droit international humanitaire, et comprendre l’imbrication du droit avant le déclenchement du conflit armé, pendant ce conflit ainsi que post conflit. Nous avons dû faire face à une situation inventée de toute pièce par des spécialistes de DIH, inspirée des conflits contemporains, qui a évolué durant toute la semaine de compétition. Nous avons incarné tant des militaires, des prisonnières de guerre, des représentantes de différents ministères, des membres d’ONG, que des déléguées du CICR.

    Nous avons affronté 14 autres équipes francophones originaires de l’Europe, du Québec et de la Russie, pour finalement gagner notre place en finale francophone. Ce fut un grand plaisir de participer à cette avant-dernière étape du concours, et nous nous sommes véritablement amusé à incarner les représentants d’un État imaginaire et de négocier notre participation à une force armée multinationale dans un autre État, déjà en conflit armé interne depuis une vingtaine d’années.

    Le concours nous a permis de nous lier d’amitié avec des personnes extraordinaires et de faire de merveilleuses rencontres, peut-être même bien la rencontre de futurs collègues! Nous nous considérons privilégiées et sommes très fières d’avoir participé à ce concours. »

    Justine Lafontaine

    Sur la photo de gauche à droite:
    Mélissa Lussier-Beaulieu, Elyse Desjardins et Justine Lafontaine