• 26.07.2016

    Deux jeunes politologues québécoises au 4e Congrès international de sciences politiques à Monterrey au Mexique

    Deux jeunes politologues québécoises, Jessica Morales Mori et Roxanne Dumoulin ont été sélectionnées à la suite d’un appel de candidatures pour prendre part aux activités du 4e Congrès international de sciences politiques à la Escuela de Gobierno y Transformación Pública del Tecnológico de l’Université de Monterrey qui aura lieu à Monterrey du 3 au 6 août 2016. Organisé par la Asociación Mexicana de Ciencias Políticas (AMECIP), le Congrès va permettre aux participantes de s’informer sur les enjeux reliés à «l’État, la démocratie et les droits humains». 

    Les objectifs du Congrès sont de développer des opportunités pour la création et la consolidation de réseaux de recherche au niveau local, national et international; favoriser la rencontre entre spécialistes des sciences politiques et des disciplines connexes, afin d'échanger des idées, des recherches et des positions théoriques sur les questions qui affectent la légitimité et l'intégrité politique dans le processus électoral, ainsi que sur les sujets émergents, dont le contrôle du programme politique et les thèmes connexes;  présenter des publications récentes à l'ensemble de la communauté universitaire mexicaine et latino-américaine; offrir des opportunités d'apprentissage et d'interaction entre les étudiants, les chercheurs, les spécialistes et les conférenciers invités.

    Jessica Morales Mori

    « Mon nom est Jessica Morales Morin, j’ai 23 ans et je suis une étudiante à la maîtrise en études internationales à l’Institut québécois des hautes études internationales de l’Université Laval. Bien que je sois spécialisée en développement international, j’ai une formation générale en économie, politique et droit qui découle de mon baccalauréat en affaires publiques et relations internationales. Citoyenne canadienne, de mère québécoise et de père mexicain, j’ai eu la chance de vivre au Canada comme au Mexique. Mes origines m’ont amené, dès le début de mon parcours universitaire, à m’intéresser aux politiques de l’Amérique latine, mais aussi à constater à quel point le Canada et le Mexique partagent non seulement des liens économiques et politiques, mais aussi des liens sociaux et culturels. Lamentablement, le Mexique, comme certains autres pays de l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud, souffre d’un déficit démocratique. La corruption, l’accentuation de l’iniquité au sein du pays et les violations massives des droits humains sont parmi les facteurs ayant affaibli le système politique et la légitimité du gouvernement. Je suis persuadée que grâce à la mise en place d’espaces de discussion et collaboration, tels que le Congrès international de l’AMECIP, de jeunes étudiants comme moi sont plus à même d’appréhender les enjeux touchant la gouvernance. Voilà ce qui me motive à participer à cette mission. Je vois ce congrès comme une opportunité de m’informer sur les thématiques liées à l’État, la démocratie et les droits humains, mais aussi d’échanger des idées avec d’autres étudiants, chercheurs et experts dans le domaine. »

    Roxanne Dumoulin

    «  Je suis candidate à la maîtrise en affaires publiques et internationales à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa. Après avoir obtenu un baccalauréat spécialisé en études des conflits et des droits humains, avec une mineure en études latino-américaines, j’ai décidé de poursuivre mes études  afin d’acquérir des connaissances approfondies dans le domaine des relations internationales et de la diplomatie. J’ai diversifié mon parcours professionnel on obtenant de multiples stages et contrats. J'ai eu l'opportunité de mettre à profit mon sens de l'organisation aigu et mon entregent aux services de plusieurs institutions, en passant par l'Ambassade du Canada en Argentine, le ministère des Affaires étrangères, Commerce et Développement du Canada (MAECD), l'organisation Ban Landmines Campaign Nepal (NCBL) et le Centre d'études en politiques internationales de l'Université d'Ottawa. J'ai également eu l'opportunité d'élaborer une campagne de sensibilisation à l'entrepreneuriat solidaire à Lima au Pérou en collaboration avec d'autres stagiaires lors d'un stage Québec sans frontières avec Oxfam-Québec.

    Lorsque j’ai lu la convocation du comité organisateur de 4e Congrès international de l’Association mexicaine de science politique (AMECIP), j’y ai vu un grand potentiel de réseautage avec d’autres individus passionnés par les enjeux de la bonne gouvernance et de la protection des droits humains. Plus précisément, le comité mentionne la réforme constitutionnelle mexicaine de 2011 comme étant une des étapes les plus significatives que l’État ait mises en place pour se conformer aux normes et ententes internationales liées aux droits humains. Pourtant, de nombreux cas de violations des droits de la personne demeurent non-résolus, tel que les disparitions et cas de tortures, la liberté d’expression des journalistes, les droits des femmes, etc. Par conséquent, il est nécessaire de réfléchir ensemble à des façons de solidifier les relations entre les citoyens et l'État afin d'assurer une gouvernance démocratique qui protègent les droits de tous. Bref, participer à ce congrès sera pour moi une occasion en or de découvrir de nouveaux enjeux, de nouvelles théories et peaufiner le sujet de ma thèse de recherche. »

    Ce projet est réalisé dans le cadre du programme Engagement citoyen de LOJIQ, par le biais de l’Office Québec-Amériques pour la jeunesse (OQAJ).