• 19.04.2016

    La marque A.K.A Cruz Andina rencontre ses fournisseurs et s’engage dans l’ouverture d’un centre culturel à San Pedro

    Akawui Riquelme, un jeune entrepreneur québécois d'origine mapuche chilienne en prédémarrage de son entreprise, la ligne de vêtements A.K.A Cruz Andina, a réalisé une mission de prospection au Guatemala dans le but d'acheter la matière première de ses produits (tissus d'origine autochtone) et développer ses connaissances en vue de développer une image de marque distincte.

    Also Known As Cruz Andina souhaite mettre en valeurs les racines des peuples autochtones des Amériques. Une marque où textile, art et traditions autochtones se fusionnent avec la mode contemporaine d'aujourd'hui. Son emblème est la Chakana aussi nommée Cruz Andina. Son étymologie vient de la langue Quechua, Chaka qui veut dire (pont, union) et Na (instrument). Un emblème cosmologique vieux de plus de 4000 ans qui unit les nations où règne l'aigle du sud et les nations où règne l'aigle du nord. A.K.A Cruz Andina c’est également une entreprise qui désire s’impliquer socialement en investissant un pourcentage de ses profits dans des projets sociaux pour les jeunes autochtones et non autochtones.  Akawui Riquelme répond à nos questions suite à son projet soutenu par LOJIQ.

    Avez-vous rencontré de nouveaux fournisseurs?
    Oui j'ai pu rencontrer plusieurs personnes dans l'industrie du textile. Cependant le marché se fait beaucoup dans la rue et les marchés de rue. Tu y trouves une variété de plusieurs fabriques venant de plusieurs endroits du Guatemala. Nous avons pu identifier la Coop Teixchel de Madame Berta Angela Navichoc Cotuc est également un fournisseur.

    Comment avez-vous été accueillis là-bas?  
    Mon accueil s'est très bien passé. Les gens autochtones du Guatemala sont d'une nature très passive, humble et gentille. J'ai fait la rencontre d'une famille qui m'a invité à la maison, à l'anniversaire de leur fille. J'ai pu créer un vrai lien d'amitié avec cette famille.

    Que retenez-vous de cette expérience?  
    Je crois encore de plus en plus à mon projet. J'ai présenté à quelques jeunes mes t-shirt et casquette et ils ont vraiment adoré. Ça m’a donnée aussi une certaine maturité en tant qu'entrepreneur. De pouvoir être sur le terrain et faire mes propres recherches pour trouver des produits authentiques. Car c'est plus que des vêtements que je veux vendre, c'est une culture, des valeurs, une fierté. Je sais maintenant un peu plus de quoi je parle et les produits que je vends.

    J'ai rencontré des jeunes qui font du break dance 7 jours sur 7 de 20 h à 22 h. J’ai trouvé leur passion hors du commun pour un petit village au Guatemala. Ils m'ont expliqué que la municipalité ne veut pas leur donner un espace pour pratiquer leurs arts. Les gens de San Pedro associent break dance à drogue, vandalisme, etc. Je me suis engagé envers eux pour leur ouvrir un espace culturel ou des jeunes pourront suivre des cours de danse et élaborer d'autres activités artistiques. C'est l'idéologie de la marque. Une entreprise sociale.

    Quels sont vos prochains objectifs professionnels ou défis à relever?
    Ouvrir l'espace culturel au Guatemala est un défi énorme que je veux pouvoir réaliser avant février 2017. Je lance le site web de la compagnie d'ici quelques semaines et je voudrais bien évidemment pousser les ventes. Que les gens s'approprient la marque parce qu'ils aiment les designs ou parce qu'ils s’identifient à elle ou parce qu'ils appuient le mouvement derrière la marque. Je veux pousser les ventes outre-mer, en Amérique latine ainsi qu'aux États-Unis. Je veux faire de Also Known As Cruz Andina une marque de bonne renommée, originale qui représente toutes les nations autochtones des Amériques.

    © Photo : Polina Fedorova www.thephotoschool.ca

    Ce projet a été réalisé dans le cadre du programme Entrepreneuriat de LOJIQ, par le biais de l’Office Québec-Amériques pour la jeunesse (OQAJ).

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