• 09.12.2015

    Retour sur la COY11/COP21 par les participants de la délégation LOJIQ/OFQJ - Renaud Gignac : deux rencontres avec des figures publiques du Québec

    LOJIQ a soutenu dans le cadre de son programme Engagement citoyen, la participation d’une délégation de dix jeunes experts sur les questions de l'eau et du changement climatique à la 11e Conférence de la jeunesse COY 11 et aux espaces société civile de la 21e Conférence des parties de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques COP 21. Dans le cadre du projet « La jeunesse francophone pour l’eau » initié par l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) et le Global Water Partnership (GWP), en partenariat avec le Secrétariat international de l’eau (SIE) et son Parlement mondial des jeunes pour l’eau (PMJE), les dix jeunes québécois se sont joints, à Paris, du 25 novembre au 2 décembre, à une délégation de 42 jeunes francophones issus de dix-sept pays différents pour travailler à la rédaction du livre blanc Un Paris pour l’eau, dans lequel ils expriment leurs constats et leurs recommandations sur les thématiques de « l’eau et l’agriculture », « l’eau et la santé », « le partage de l’eau » et « l’eau et les aléas climatiques ».  Retour sur cette expérience riche de rencontres et de prises de conscience avec les compte-rendus et perspectives d’avenir envisagés et spécialement livrés à LOJIQ par six de ses participants.

    Témoignage de Renaud Gignac

    Renaud Gignac est avocat et économiste spécialisé en énergie et changements climatiques. Chercheur au département de géographie, d’urbanisme et d’environnement de l’Université Concordia, il est également chercheur-associé à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) et avocat collaborateur au Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE). Il est l’auteur d’une dizaine de publications, dont le «  budget carbone du Québec ». Il partage ici son expérience.

    La COP21 tire à sa fin et voici le temps venu de faire un bilan du stage rendu possible par LOJIQ. D’autres membres de la délégation ont évoqué la rédaction du livre blanc de la jeunesse pour l’eau, de même que la participation de la délégation à la Conférence des jeunes 11 (COY11) et à la COP21, qui furent toutes très riches. Pour ma part, j’ai particulièrement apprécié l’opportunité de pouvoir rencontrer des figures publiques du Québec.

    Le dimanche 29 novembre, nous avons eu l’opportunité de rencontrer en privé le premier ministre Philippe Couillard. Le premier ministre nous a ainsi consacré plus d’une heure de son temps, pendant laquelle nous avons eu la chance de lui présenter notre livre blanc de la jeunesse francophone pour l’eau. M. Couillard s’est montré intéressé par notre projet, posant plusieurs questions et faisant plusieurs parallèles avec la situation québécoise. Nous n’avons pu nous empêcher de profiter de l’occasion pour aborder avec lui d’autres sujets d’actualité, comme le projet d’oléoduc Énergie Est et l’exploitation pétrolière sur l’île d’Anticosti. Il est clair que dans le contexte de la lutte aux changements climatiques, les groupes de la société civile restent fortement préoccupés par ces enjeux locaux.

    Deux jours plus tard, alors que nous attendions pour dîner dans l’aire principale de l’Espace Générations Climat de la COP21, nous avons aperçu l’ex-ministre de l’Environnement Daniel Breton qui se rendait à un atelier. Nous en avons profité pour l’aborder et recueillir ses impressions sur la COP21. M. Breton demeure actif dans le dossier de l’électrification des transports et s’intéresse aux expériences internationales afin d’alimenter en informations l’opposition officielle.

    D’un point de vue personnel, la principale leçon que je tire de cette expérience est que les résultats des grandes conférences internationales sont avant tout tributaires des contextes politiques domestiques. Dans un monde où la plupart des juridictions fonctionnent selon un système de démocratie représentative, les mandats des élus (et de leurs négociateurs) sont d’abord et avant tout déterminés dans le cadre du débat public local. D’où l’importance du travail réalisé en amont des grandes conférences internationales par les différents groupes de la société civile.

    Renaud Gignac, LL.B., M.Sc.
    Membre de la délégation québécoise – LOJIQ/OFQJ
    Avocat et économiste
    info(at)renaudgignac.com