• 02.05.2011

    Tourisme durable au Costa Rica : un premier voyage carboneutre!

    Appuyés par LOJIQ, dix finissants du programme de techniques de tourisme du Cégep de Granby - Haute-Yamaska ont réalisé un premier voyage carboneutre lors de leur séjour de deux semaines au Costa Rica en janvier dernier. Pendant leur séjour, ils ont eu l’opportunité d’explorer et d’expérimenter les différentes pratiques du pays en termes de tourisme durable et de se perfectionner dans le domaine, notamment par des visites de sites naturels, la participation à des conférences et des rencontres avec des experts costariciens. À la suite de la réalisation du projet, les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont été comptabilisées puis compensées.


    « Afin de respecter les objectifs du cours axés sur le tourisme durable et responsable, nous avons très fortement encouragé tous les participants au projet (étudiants et enseignantes) à compenser les gaz à effet de serre (GES) émis lors de ce voyage par les déplacements en avion et en autocar. Notre but est de limiter notre impact sur le climat en neutralisant le plus possible nos émissions de CO2 puisque notre séjour au Costa Rica a inévitablement eu des répercussions néfastes sur l’environnement », explique Nancy Lefèvre, enseignante associée au projet. « Nous croyons qu’il est important que les étudiants soient sensibilisés au tourisme durable et apprennent à voyager de façon responsable. Diminuer notre empreinte environnementale en réduisant nos émissions de CO2 dans l’atmosphère nous permet de contribuer, si tant soit peu, à la réduction du réchauffement planétaire. C’est une façon concrète de s’engager et d’agir de façon solidaire et citoyenne », ajoute Marie-Janou Lusignan, responsable du programme d’études.

    Planter des arbres : un des moyens pour compenser les GES

    Sur place, un don a été effectué à l’Ecocentro Danaus, réserve biologique située à la Fortuna, par le biais du programme Adopter un arbre. Deux arbres seront plantés par des enfants de la communauté dans le cadre d’un projet de reforestation local. Les sommes amassées par le programme permettront également à l’Ecocentro Danaus d’acquérir des terres afin d’agrandir le couvert forestier régional et de protéger la faune et la flore. Ainsi, le nom du programme de techniques de tourisme du Cégep de Granby – Haute-Yamaska est dorénavant immortalisé sur le tableau des donateurs et tous en sont très fiers!

    Pour les étudiants, il était important que les dons effectués pour compenser les GES soient profitables à la population et à l’environnement du Costa Rica. Comme le mentionne Audrey Maurice, étudiante ayant participé au projet : « Lors de notre voyage au Costa Rica, j’ai eu la chance de contempler les magnifiques paysages, de me baigner dans de superbes chutes, d’admirer plusieurs espèces animales, de découvrir une végétation luxuriante, d’observer des phénomènes volcaniques, de profiter des belles plages. Pour moi, compenser les émissions de GES émises lors de nos déplacements au Costa Rica est une façon de remercier la nature costaricienne pour tout ce qu’elle a de plus beau à offrir et de permettre aux générations à venir d’avoir la même chance que moi. Il est important que l’argent soit investi au Costa Rica et non au Québec ou ailleurs puisque c’est dans ce pays que nous avons émis des GES et que nous avons laissé des traces sur l’environnement. »

    Acheter des crédits de carbone : un autre moyen pour compenser les GES

    Le programme Environmental Services Payments (ESP) a été créé par l’organisme gouvernemental costaricien FONAFIFO (Fundo Nacional de Financiamiento Forestal/National Forestry Financing Fund) dans le but de contribuer à la protection des forêts, de l’eau et de la biodiversité du Costa Rica. Il s’agit d’un programme volontaire par lequel les individus ou les entreprises générant des CO2 en utilisant divers moyens de transport (aérien, terrestre, ferroviaire, maritime), peuvent compenser les GES émis lors de leur séjour au Costa Rica par l’achat d’un certificat environnemental (Environmental Services Certificates) d’une valeur égale aux tonnes de CO2 émises lors de leur voyage (ou tout autre montant volontaire). Les sommes amassées par les certificats permettent, d’une part, de réduire les émissions de GES sous forme d'investissements dans des projets forestiers au Costa Rica et d’autre part, permettent de préserver les forêts existantes et de régénérer de nouveaux écosystèmes.

    Le groupe s’est donc associé à FONAFIFO et différentes sources ont été consultées afin de calculer les émissions des GES émises par le transport aller-retour en avion entre Montréal et San José ainsi que le transport en autocar (± 1 250 km). Un montant de 360 $ USD a finalement été remis à l’organisme pour l’achat d’un certificat environnemental. Ainsi, les émissions produites lors du voyage au Costa Rica pourront être compensées par des investissements dans les projets forestiers de FONAFIFO, ce qui donnera un bilan net de zéro émission de CO2.

    « Le fait de réaliser un voyage carboneutre est important pour moi puisque je suis consciente qu’utiliser différents moyens de transport a des conséquences néfastes sur l’environnement. C’est une façon de poser un geste concret et d’agir en tant que voyageur responsable et soucieux de la planète », explique Audrey Maurice. « J’ai tellement aimé le Costa Rica pour sa grande beauté et pour son peuple que je me sentais coupable d’y laisser une empreinte néfaste en tant que touriste. Je suis sensibilisée à l’impact que le tourisme laisse sur l’environnement et la culture et il est, selon moi, important de le compenser. J’ai la fierté de dire que l’empreinte que j’ai laissée au Costa Rica est compensée et que les sommes remises à l’organisme serviront au développement durable du pays et donc, à son bon développement à tous les niveaux », conclut Aude Sarhy.