Du 28 janvier au 1er février 2026, une délégation de 11 jeunes professionnel(le)s du Québec soutenue par l’OFQJ Québec a pris part à la 22e édition du festival Longueur d’ondes, à Brest. Rendez-vous incontournable de la création sonore, du balado et du milieu radiophonique francophone, cet événement offre un espace unique de rencontres, de réflexion et d’expérimentation autour des nouvelles écritures audio.

Cette expérience immersive avait pour principaux objectifs de :

  • nourrir les pratiques des personnes participantes
  • développer leurs réseaux en France
  • stimuler la créativité et l’imaginaire des membres de la délégation.

Gabrielle et Jonathan faisaient partie de la délégation qui s’est rendue en Bretagne fin janvier. Ces 2 passionnés de création radiophonique reviennent sur l’expérience immersive et formatrice qu’ils ont vécue.

Témoignage de Gabrielle

Gabrielle Thouin est réalisatrice et productrice de balados documentaires, recherchiste, comédienne, journaliste et animatrice. Elle œuvre dans le milieu de la radio et du balado depuis presque 10 ans.

J’ai entendu parler du festival Longueur d’ondes dès mes débuts dans le milieu du balado et j’ai tout de suite eu envie de participer à l’une de ses éditions. Quand j’ai su que l’OFQJ pourrait me permettre de cocher cette case sur ma liste de souhaits, je ne me suis pas posé de questions! Je souhaitais participer à la 22e édition du festival Longueur d’ondes pour m’ouvrir de nouvelles portes. Ce que je veux dire, c’est que je voulais rencontrer de nouvelles personnes dans le domaine de la radio et du podcast français et brestois. J’avais aussi l’envie d’entrer en contact avec des nouvelles manières de créer et de diffuser des œuvres sonores. Différents formats, différentes voix, canaux de diffusion, façons d’engager le public… tout m’intéressait!

Des objectifs atteints

Ce genre de rendez-vous est toujours un terrain fertile aux réflexions et à l’inspiration, les idées ne germant jamais seules. C’est la rencontre, la mise en commun d’aspects qu’on n’avait pas pensé faire croiser avant qui ouvre justement ces nouvelles portes, ces nouvelles possibilités. J’allais à Brest pour me permettre de voir de nouveaux sentiers. Et j’ai largement atteint ces objectifs!

Des retombées professionnelles

Sur le plan professionnel, toutes mes découvertes me serviront assurément à poursuivre mon parcours. J’ai entre autres appris l’existence de nouveaux canaux de distribution en France qui pourraient être accessibles pour les créations canadiennes : ce type d’apprentissage me permettra possiblement de développer d’autres publics pour mes créations. J’ai réussi à créer de belles connexions avec des créateur(trice)s et producteur(trice)s de podcast français(e)s. La journée pro du festival débutait par une activité de speed dating que j’ai trouvée fort utile. J’ai pu y faire de belles rencontres, et réengager des discussions au courant des jours suivants avec mes nouveaux contacts établis durant l’activité. En posant des questions après les tables rondes et panels, j’ai quelque fois attiré l’oreille de certaines personnes françaises qui sont venues engager la discussion avec moi par la suite. Je repars avec des connaissances beaucoup plus étoffées du milieu de la création sonore française, ce qui constitue une bonne base pour pouvoir collaborer avec ses acteurs et actrices éventuellement, ou simplement continuer de m’en inspirer. J’ai aussi développé de beaux liens avec les membres de la délégation québécoise, un réseautage naturel s’organisant souvent entre les personnes qui ont les mêmes référents culturels.

Un épanouissement personnel

Au niveau personnel, Longueur d’ondes a été une rencontre avec l’art audio. Il est rare que l’on s’offre un moment pour déposer nos oreilles dans plusieurs œuvres sonores différentes, dans un court laps de temps. Ce petit marathon d’écoute m’a laissée avec le sentiment que la création audio est bien vivante et riche, malgré ce qu’on peut parfois en penser dans le milieu. Il m’a donné un sentiment d’espoir et de douceur.

Le soutien offert par l'OFQJ Québec a largement répondu à mes besoins. Je n’aurais jamais pu participer à ce festival si ce partenariat n’avait pas été mis en place. Ce genre de soutien financier permet à des jeunes de continuer d’élargir leurs horizons, de rester en contact avec ce domaine professionnel qui comporte son lot de défis. Il leur permet de voir les possibilités qui s’offrent à elles et à eux, et ainsi de faire entendre leur voix.

Gabrielle Thouin Réalisatrice et productrice de balados documentaires, recherchiste, comédienne, journaliste et animatrice

Témoignage de Jonathan

Jonathan Thibeault est consultant en communication numérique depuis bientôt 6 ans. Journaliste de formation, il a choisi de mettre son expertise au service des petites et moyennes entreprises afin de les aider à mieux communiquer sur le web.

Je travaille en stratégie, rédaction, conception web et gestion des réseaux sociaux. Depuis peu, l’univers du podcast s’est ajouté à mes activités : j’ai d’ailleurs ouvert en novembre 2025 le premier espace dédié à l’enregistrement de balados au Saguenay–Lac-Saint-Jean. En me joignant à la délégation à Longueur d’Ondes, je souhaitais développer mon réseau, m’exposer à d’autres pratiques et m’imprégner de la culture européenne du podcast pour élargir mes horizons professionnels.
Dès les premières heures à Brest, j’ai compris que l’expérience serait riche. Les membres de la délégation québécoise se sont rapidement retrouvés à La PAM, un lieu de rassemblement convivial, ce qui a permis de briser la glace et de créer un véritable esprit de groupe. Cette dynamique a largement contribué à la qualité du séjour.

Des objectifs atteints, et même dépassés

Le « speed meeting » organisé lors du réseautage m’a permis de présenter un projet de balado personnel ainsi que mon studio. Même si les participant(e)s ne constituent pas ma clientèle cible directe, ces échanges m’ont apporté des idées concrètes et des pistes de réflexion. Les liens créés avec les autres participant(e)s soutenu(e)s par l’OFQJ ont aussi ouvert la porte à des discussions professionnelles qui se poursuivent encore aujourd’hui. Quant à la culture européenne du podcast, elle a largement nourri ma réflexion!

Prendre du recul pour mieux avancer

Professionnellement, l’expérience est venue confirmer que je suis à ma place en étant nouveau dans la sphère du balado. Elle m’a apporté des contacts, des idées et une validation précieuse de la part de pairs du milieu. Le séjour est arrivé à un moment où je vivais beaucoup de pression et d’incertitudes. Sortir de mon quotidien m’a permis de prendre du recul et de retrouver un élan. Sur le plan personnel, j’ai découvert Brest et Paris pour la première fois, créé des amitiés et vécu au rythme d’un environnement différent du mien. Cette immersion m’a fait du bien.

L’aide à la mobilité de l'OFQJ ainsi que l’accompagnement dans l’organisation du séjour ont été appréciés. Ce soutien rend possible un projet qui, autrement, serait beaucoup plus difficile à concrétiser. Les séjours soutenus par LOJIQ m’auront vraiment permis de gagner en assurance… et d’avoir la piqure du voyage. Au moment d’écrire ce témoignage, je ne cacherai pas que l’envie de m’envoler à nouveau est bien présent. Mon premier séjour qui a eu lieu en 2023 au Web2Day de Nantes était mon premier voyage à l’étranger à vie et en solo. C’est à ce moment là que j’ai compris que le voyage solo est loin d’être anxiogène. Je souhaite que LOJIQ et les initiatives de l’OFQJ perdurent pour permettre à la jeunesse de découvrir le monde, de développer leurs carrières avec des séjours stimulants et de pouvoir confirmer leurs valeurs. En tout cas pour ma part, je peux dire sans détour que mes deux expériences soutenus par l’organisation m’auront fait cheminer énormément.

Jonathan Thibeault Consultant en communication numérique

Article suivant