L’Office a pour mission :

• de développer les relations entre la jeunesse du Québec et la jeunesse de Wallonie et de Bruxelles en vue d’une meilleure connaissance de leur société et de leur culture respectives ;

• de contribuer à développer un sens critique chez les jeunes afin qu’ils soient mieux préparés à assumer leurs responsabilités de citoyen ;

• de contribuer à la formation des jeunes dans des secteurs d’intérêts communs aux Parties, porteurs d’avenir, et de faciliter leur accès à l’emploi ;

• de susciter l’innovation et l’expérimentation faisant appel au savoir-faire et à la créativité des jeunes, de manière à favoriser chez eux une meilleure anticipation et une plus grande capacité de prise en charge des différents besoins de leur société ;

• de renforcer la présence et l’action commune des jeunes au niveau international particulièrement par l’apport spécifique de la langue et de la culture française et de favoriser l’ouverture de nouvelles avenues de coopération entre les sociétés.

A ces fins, l’Office établit des programmes d’activités et initie des projets de coopération s’adressant à des jeunes, des associations, des institutions et d’autres organismes publics ou privés de jeunesse et veille à créer les conditions requises pour y assurer une accessibilité générale.

L’office met également en œuvre des activités conjointes dans des pays tiers. Celles-ci peuvent être initiées en collaboration avec des organismes internationaux multilatéraux ou encore s’inscrire dans les programmes de coopération de ces organismes.

Priorités de l’Office Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse

En 2010 et 2011, la priorité est donnée aux projets qui favorisent la citoyenneté, l’employabilité et l’entrepreneuriat, l’ouverture multilatérale et la diversité culturelle et la francophonie.

La citoyenneté

Accroître la présence des jeunes dans le monde, C’est aussi favoriser l’ouverture aux autres, et ultimement, l’engagement dans le milieu de vie.

Pour être profond et solide, l’engagement citoyen doit être ancré dans une vision globale qui transcende la dimension locale. Cet engagement s’apprend de façon concrète, sur le terrain, à travers des contacts, des échanges et à l’intérieur de groupes et de réseaux. S’ouvrir sur le monde est une voie propice pour stimuler la curiosité intellectuelle, pour développer ses connaissances, ses sensibilités et un esprit d’entente mutuelle et de respect interculturel. L’OQWBJ est aussi, entre autre, une école de la solidarité. Dans la mesure où les projets menés Outre-Atlantique sont soigneusement planifiés et réalisés, ils permettent l’apprentissage de la citoyenneté, souvent en provoquant des changements de perceptions et d’attitudes. Mieux qu’aucune autre formation, les projets internationaux favorisent la maturité des individus qui y participent.

L’employabilité et l’entrepreunariat

Les projets de mobilité internationale jeunesse soutiennent la formation à l’esprit d’entreprise et à l’entrepreneuriat. Ces projets comme outils d’insertion recèlent également un fort potentiel mobilisateur et contribuent à l’acquisition par les jeunes d’apprentissages irremplaçables et de compétences professionnelles et sociales. Ils constituent des choix stratégiques dans la formation et l’insertion de la relève.

L’employabilité, c’est « la capacité individuelle à acquérir et à maintenir les compétences nécessaires pour trouver et conserver un emploi ». L’emploi est une priorité pour le Québec et la Communauté française de Belgique qui doivent contrer un taux de chômage élevé chez les jeunes et faciliter leur intégration au marché du travail et à la société en général. Contrainte d’évoluer dans une économie qui se globalise et d’affronter une concurrence internationale de plus en plus forte, la très grande majorité des entreprises, peu importe leurs tailles, exige désormais une main-d’œuvre sans cesse plus qualifiée, plus polyvalente, plus mobile et plus sensible aux valeurs entrepreneuriales. Le leadership, la confiance en soi, la vision, l’indépendance, l’autonomie, la responsabilité, la flexibilité, le sens de l’organisation, la capacité d’adaptation au changement et la tolérance au stress, figurent parmi les principales caractéristiques recherchées. En plus de l’acquisition ou de la consolidation de ces atouts stratégiques, les expériences internationales permettent très souvent de faire le pont entre l’école et le travail, d’accroître la qualification et d’élargir les compétences. Pour certains jeunes entrepreneurs, elles sont l’occasion de tisser des liens économiques et d’affaires avec des partenaires potentiels pour bâtir et consolider leur entreprise. Pour les demandeurs d’emplois ou les jeunes en difficulté, elles sont aussi un précieux outil d’insertion sociale et professionnelle.

L’ouverture multilatérale

La mission élargie de l’Office permet la réalisation de projets multilatéraux qui enrichissent et diversifient les possibilités de projets des jeunes Québécois.

Il est important pour l’OQWBJ de valoriser l’expérience belgo-québécoise sur le terrain d’une coopération élargie à d’autres pays. Cette ouverture internationale permet de développer un important réseau de partenaires à l’échelle du monde et constitue un vaste champ de réflexions et d’actions possibles. Cette mise en réseau laisse entrevoir des ouvertures intéressantes en Amériques, en Europe ou dans des pays de la Francophonie avec l’aide du Bureau international jeunesse ou d’autres organismes comme l’Office franco québécois pour la jeunesse et l’Office Québec-Amérique pour la jeunesse. Pour le Québec, la Wallonie-Bruxelles est la porte d’entrée naturelle pour accéder au vaste bassin européen et pour la Wallonie-Bruxelles, le Québec constitue un tremplin vers les Amériques. C’est une manière de doter le Québec d’un formidable effet de levier pour son rayonnement à l’international.

La diversité culturelle et la francophonie

L’expérience internationale est fonction d’un comportement axé sur le respect, la coopération, l’empathie, toutes les qualités requises à la construction d’une société capable de tirer profit de la différence.

Pour tout individu, s’ouvrir à des réalités autres que les siennes propres est une condition sine qua non de sa capacité à participer à l’interaction sociale créatrice d’identité et de commune humanité. Il en va de même pour les peuples. Ainsi, le Québec et la Communauté française de Belgique sont engagés, eux aussi dans un combat commun en vue de contrer les risques d’homogénéisation culturelle inhérents à la mondialisation.

La vitalité et la richesse des échanges entre nos jeunes consolident le rôle primordial du Québec et de la Communauté française de Belgique au sein de la Francophonie et y favorisent les actions communes. En plus de marquer une indéfectible appartenance à une langue et à des valeurs communes sur lesquelles s’appuie une vision différente de la mondialisation, la Francophonie est un formidable creuset d’échanges propices à une mobilisation concertée en faveur d’une véritable diversité culturelle.