Par Gabrielle Goyet, cheffe de pupitre du journal étudiant Le Collectif, de l’Université de Sherbrooke

Aujourd’hui, je vous invite avec moi au cœur d’une aventure insolite, que j’ai eu la chance de vivre au cours des derniers jours. Du 17 au 20 juillet derniers, j’ai eu le privilège de participer à la conférence féministe Women Deliver 2023, qui s’est tenue pour la première fois en Afrique, à Kigali, au Rwanda. J’ai pu m’y rendre et y prendre part grâce au soutien de LOJIQ.

L’événement, d’une durée officielle de 4 jours, réunissait des panélistes et des personnes conférencières de renom, à la grande satisfaction des plus ferventes féministes. Activistes, diplomates, ministres, universitaires, et artistes, entre autres, se sont succédé à travers des interventions diversifiées. J’ai personnellement adoré les interventions de Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix 2014, ainsi que celles d’Aya Chebbi, militante africaine œuvrant au sein du collectif féministe NALA.

Image du site www.lojiq.org

Plusieurs chefs d’État étaient également présents, dont le président rwandais, Paul Kagame. Harjit Sajjan, le ministre canadien du Développement international, a pour sa part saisi l’opportunité d’annoncer un investissement de 200 M$ dans le programme SheSOARS, une initiative en santé et droits sexuels et reproductifs.

Les enjeux abordés étaient incroyablement variés, allant de la santé à l’éducation, en passant par la résistance aux changements climatiques et aux pressions patriarcales. Le féminisme, sous toutes ses formes, demeurait cependant la thématique transversale. En tout, 6300 individus de 170 pays se sont déplacés pour assister à Women Deliver 2023.

Image du site www.lojiq.org

L'expérience

Parmi ceux-ci, 8 Québécois·es, dont moi, ont pu y participer grâce au soutien de LOJIQ. Les 7 autres délégué·es étaient : Marianne Pertuiset-Ferland, Marina Mathieu, Taïna Mueth, Kalonji Gustave Katembo, Marie Jobin Gélinas, Aïchatou Abdou et Catherine Beaulieu.

Pour moi, il s’agissait d’une vraie première : un premier soutien par LOJIQ et une première fois sur le continent africain. Prenant part à une délégation plus vaste, j’ai pu rencontrer des personnes absolument formidables avec lesquelles j’ai eu la chance de partager cette opportunité. En raison des valeurs féministes nous unissant, nous avons tissé des liens très rapidement.

Parmi ces rencontres stimulantes, j’ai fait la connaissance de Marina Mathieu. Cette artiste montréalaise, qui devait initialement participer seulement à titre de déléguée avec LOJIQ, a également été retenue pour présenter son court-métrage intitulé F, portant sur les fibromes.

« En plus d’avoir candidaté auprès de LOJIQ, j’ai parallèlement été retenue par Women Deliver en tant qu’artiste », explique Marina Mathieu. « Mon film raconte mon récit, quand j’ai constaté que toute ma famille était atteinte de fibromes et que ça s’en venait vers moi », précise-t-elle. « Considérant qu’il n’y a pas beaucoup d’études sur le sujet et que les fibromes affectent de façon disproportionnée les femmes afrodescentantes, je ne savais pas du tout quoi faire », se confie-t-elle.

« J’ai produit ce film, car je considérais que personne ne parlait des fibromes et qu’il s’agissait d’un enjeu à démystifier. Être sélectionnée pour présenter mon travail cinq ans plus tard dans un événement qui rassemble plus de 6300 personnes, c’est incroyable », ajoute-t-elle. S’il s’agit d’un moment marquant pour elle, Marina Mathieu ajoute cependant que, sans le support de LOJIQ, elle n’aurait jamais pu assister physiquement à la projection de son film à Kigali.

2 jeunes participantes soutenues par LOJIQ au Women Deliver 2023

LOJIQ, l’expertise québécoise en mobilité internationale jeunesse

Marina n’est pas la seule dans cette situation. En raison du prix faramineux des billets d’avion et du coût d’inscription à l’événement, je n’aurais moi-même pas pu me permettre avec mon budget d’étudiante d’y participer sans le soutien de LOJIQ. En fait, je n’aurais probablement même pas songé à participer à cette expérience marquante sans cet organisme gouvernemental, puisque j’ai pris connaissance de l’existence de Women Deliver grâce à son l’infolettre.

LOJIQ est une société d’État québécoise regroupant plusieurs organismes de mobilité internationale jeunesse. Elle permet aux jeunes âgé·es de 18 à 35 ans de concrétiser des projets diversifiés à l’international, grâce à un support financier. L’objectif principal derrière cette initiative est de permettre à ces jeunes – dont moi – de vivre une expérience enrichissante et formatrice, pour contribuer à leur développement personnel et/ou professionnel.

Les secteurs de prédilection de LOJIQ sont multiples : mobilité étudiante, développement de carrière, entrepreneuriat, engagement citoyen, insertion socioprofessionnelle, lutte aux changements climatiques… Le soutien financier peut être octroyé à un projet personnel ou collectif concordant avec les valeurs de l’organisation. Ce soutien financier peut aussi être accordé à travers les projets clés en main proposés par LOJIQ. Pour ma part, Women Deliver faisait partie du deuxième scénario, c’est-à-dire qu’il s’agissait d’un projet clé en main proposé par LOJIQ, répertorié sous la catégorie de l’engagement citoyen.

Le processus de candidature

J’ai dû soumettre ma candidature à un concours, où seulement 8 personnes ont été retenues pour ce projet. Pour désigner les récipiendaires des bourses, l’organisation prend en considération l’expérience des personnes candidates relativement au projet, mais également la plus-value individuelle qu’il pourrait leur apporter. Mon mémoire de maitrise portant sur la politique d’aide internationale féministe du Canada, Women Deliver était dans mon cas une bonne correspondance.

J’ai ainsi pu obtenir un financement de 1250$ pour m’aider à payer mon billet d’avion, ainsi que 500$ pour contribuer à mon inscription à la conférence. Quelques exigences étaient cependant émises par l’organisation, dont le fait d’arriver à destination au moins une journée avant le début de l’événement, y participer dans son entièreté, adhérer à la Fondation LOJIQ et posséder une assurance voyage. Cependant, j’avais la responsabilité de voir à mes autres frais, dont l’hébergement.

Il ne s’agissait pas de ma première demande de soutien auprès de cette organisation, puisque j’avais aussi été récipiendaire d’une bourse de mobilité pour un échange étudiant en Allemagne, 2 ans auparavant. En revanche, je n’ai malheureusement jamais pu bénéficier de ce support, le projet ayant été annulé avant mon départ en raison de la pandémie. Ainsi, tant que l’on remplit les exigences de l’organisation, il est possible d’être soutenu par LOJIQ jusqu’à un maximum de 14 projets, dont 4 à l’international!

Tentez votre chance de réaliser un projet de mobilité internationale! Soumettez un projet ou déposez votre candidature pour l’un des projets clés en main juste ici.

Image du site www.lojiq.org

Gabrielle Goyet est étudiante à la maîtrise en études politiques appliquées. Cet article est le fruit d’un partenariat entre LOJIQ et Le Collectif.

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