Rahija Muslemani, jeune avocate québécoise, a été soutenue par LOJIQ pour participer les 27 et 28 juillet dernier, à la Consultation régionale virtuelle sur l’éthique de l’intelligence artificielle (IA), organisée par l’UNESCO et le Rathenau Instituut.

Cette consultation régionale virtuelle pour la région Europe et Amérique du nord fait partie d’une série de consultations multipartites qui se sont tenues dans le monde entier du 7 juillet au 11 août 2020. Les principaux objectifs de ces consultations étaient les suivants :

  • Discuter du 1er projet de texte de la recommandation sur l’éthique de l’IA
  • Rechercher des réactions qui reflètent les différentes valeurs culturelles et répondent aux diverses préoccupations régionales afin de parvenir à un instrument véritablement inclusif et pluraliste

Des représentants des gouvernements, des universités, du secteur privé, de la société civile et des jeunes des États membres de la région Europe et Amérique du nord ont été invités à participer.

Témoignage de Rahija

Alors que l’intelligence artificielle (IA) évolue à une vitesse exponentielle, la Conférence générale de l’UNESCO, lors de sa 40e session tenue en novembre 2019, a chargé la Directrice générale d’élaborer un instrument normatif international sur l’éthique de l’IA, sous la forme d’une recommandation, qui devra lui être présentée en novembre 2021 (résolution 40 C/36)

Suivant la préparation par le Groupe d’experts ad hoc de la 1re version du projet de recommandation sur l’éthique de l’IA, différentes consultations multipartites furent mises en place afin que le projet de recommandation mène à un « texte complet, inclusif et pluraliste qui tiendra compte des intérêts, des préoccupations et des points de vue des différentes parties prenantes impliquées dans l’IA ». Ces consultations se sont déroulées sous différentes formes, notamment par des consultations virtuelles régionales et sous-régionales.

C’est dans ce contexte que LOJIQ et le MRIF m’ont offert l’opportunité de participer à la consultation multipartite dans la région européenne et nord-américaine (Groupe I) en tant que représentante jeunesse du Canada.

Les 27 et 28 juillet dernier, j’ai donc participé à des discussions virtuelles et bilingues sur les principes et valeurs, les objectifs et les actions stratégiques mises à l’avant par le projet de recommandation avec 80 autres participants (environ 2 participants par pays).

J’ai eu l’occasion de rencontrer des experts de domaines diversifiés de l’IA venant de partout dans le monde. J’ai discuté avec eux sur une panoplie de sujets relatifs à l’éthique de l’IA, entre autres sur la possibilité qu’un système d’IA soit doté d’une personnalité juridique, la proportionnalité entre l’usage d’une IA et l’atteinte portée aux droits de l’usager, l’impact environnemental, l’inclusion, la diversité et la discrimination, la surveillance des abus, mais aussi la réception et le traitement de plaintes.

Somme toute, ce fut pour moi une opportunité unique de représenter le Québec et le Canada dans le cadre d’une manifestation d’envergure internationale. 

Rahija Muslemani

Le processus en détail

L’UNESCO s’est engagée dans un processus de 2 ans pour élaborer le 1er instrument normatif mondial sur l’éthique de l’IA, suite à la décision de la Conférence générale de l’UNESCO lors de sa 40e session en novembre 2019. Un groupe d’experts ad hoc (GEAH) composé de 24 experts internationaux nommés par la Directrice générale de l’UNESCO a préparé un 1er projet de texte de Recommandation sur l’éthique de l’IA en mai 2020.

Le groupe d’experts ad hoc de l’UNESCO examinera ensuite les résultats de ces consultations en septembre 2020 et produira un projet de texte final de la recommandation.

En savoir + : UNESCO

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