Description du projet

Le scientifique en chef, les Fonds de recherche du Québec, le ministère des Relations internationales et de la Francophonie, le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et LOJIQ – Les Offices jeunesse internationaux du Québec souhaitent offrir à un ou une titulaire de doctorat (Ph.D), une résidence scientifique à la Section de la Bioéthique et de l’éthique des sciences et des technologies de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Le mandat initial est d’une durée d’un an, pouvant débuter en mai 2024. La date d’entrée en fonction demeure à déterminer selon les besoins de l’UNESCO, la disponibilité du ou de la scientifique en résidence sélectionné·e ainsi que les formalités administratives pour l’acquisition d’un visa de séjour. Le mandat pourra être renouvelé une deuxième année sous réserve des modalités de visa, l’appréciation et la disponibilité du ou de la candidat·e.

Contexte 
Dans une optique de promouvoir les carrières en recherche dans une diversité d’environnements et de milieux de travail, cette résidence scientifique vise à permettre à une personne titulaire d’un doctorat (Ph.D) de s’initier et de contribuer à la diplomatie scientifique en soutenant les travaux de l’UNESCO relativement à l’éthique et la gouvernance des neurotechnologies

Milieu de stage
L’UNESCO est une institution spécialisée des Nations Unies qui contribue à l’édification de la paix, à l’élimination de la pauvreté, au développement durable et au dialogue interculturel par l’éducation, les sciences, la culture, la communication et l’information. Elle compte 194 États membres

Dans ses domaines de compétence, l’UNESCO a pour fonctions de :
– Servir de laboratoire d’idées, d’élaborer des propositions novatrices et de soutenir la formulation de politiques
– Développer et de renforcer l’agenda mondial par l’analyse, le suivi et l’étude comparative des politiques
– Définir des normes et des standards ainsi que d’en soutenir et d’en suivre la mise en œuvre
– Renforcer la coopération internationale et régionale et de promouvoir les alliances, la coopération intellectuelle, le partage des connaissances et les partenariats opérationnels
– Donner des orientations pour l’élaboration et la mise en œuvre de politiques, et de développer les capacités humaines et institutionnelles

Au sein du Secteur Sciences humaines et sociales, la Section de la bioéthique et de l’éthique des sciences et des technologies de l’UNESCO aborde une variété de sujets liés à l’éthique des sciences et des nouvelles technologies, notamment : l’éthique de l’édition du génome; l’éthique des neurotechnologies ; les questions éthiques liées à la pandémie de COVID-19 ; les implications éthiques de l’Internet des objets ; l’éthique du changement climatique ; l’éthique des usages de la Terre ; et l’éthique de l’intelligence artificielle.

Lors de la Conférence générale de l’UNESCO en novembre 2023, les États membres de l’UNESCO se sont prononcés sur la nécessité d’élaborer un nouvel instrument normatif pour encadrer l’utilisation éthique des neurotechnologies. Les États membres ont donné un mandat à l’UNESCO d’élaborer un projet d’instrument normatif qui sera soumis pour adoption en 2025. Dans ce contexte, l’axe de travail majeur porte sur l’éthique des neurotechnologies, notamment la recherche et la production de données ainsi que l’organisation de dialogues entre experts pour avancer cette question, y compris les enjeux de gouvernance.

Tâches à effectuer

Le ou la scientifique en résidence, sous la supervision générale de la sous-directrice générale pour les sciences sociales et humaines (ADG/SHS), et sous la supervision directe de la cheffe de la section de la bioéthique et de l’éthique des sciences et des technologies, contribuera principalement, mais sans s’y limiter à :

– Rédiger des documents (notes de breffages, rapports de synthèse, etc.) et mener des recherches sur l’éthique et la gouvernance des neurotechnologies, notamment via une analyse comparative des cadres réglementaires et politiques en place ainsi que des recherches sur les impacts éthiques et sociaux des neurotechnologies
– Rechercher les différentes initiatives et activités en cours et cadres existants menés par les autorités nationales, le secteur privé, la société civile et les organes professionnels
– Identifier et travailler avec les meilleurs experts dans ces domaines, et aider dans l’organisation de débats et des séminaires et autres réunions y inclus statutaires autour de ces questions
– Partager et communiquer sur le travail effectué en lien avec l’éthique et la gouvernance des neurotechnologies, y compris par la préparation de matériel pertinent en étroite coordination avec la responsable des communications
– Préparer selon la demande des notes de breffage et des présentations pour les différents évènements auxquels l’ADG et la cheffe de section participeront
– Contribuer à tout autre dossier relevant du travail de la section selon les besoins

Profil du participant

Critères d’admissibilité
– Avoir entre 18 et 35 ans
– Posséder la citoyenneté canadienne ou la résidence permanente
– Détenir une carte d’assurance maladie du Québec valide (RAMQ) valide
– Habiter au Québec au moment du dépôt de la demande jusqu’au départ

Profil recherché
– Être titulaire d’un doctorat (Ph.D) émis dans les 5 dernières années, soit dans le domaine des neurotechnologies, de l’intelligence artificielle ou dans un autre domaine scientifique technologique pertinent, mais avec une expertise démontrée sur les questions socioéthiques associées, ou encore dans les domaines suivants de l’éthique des sciences et des technologies, société et technologies, droit, sciences sociales et humaines, sciences politiques ou domaines connexes
– Avoir une bonne compréhension des aspects scientifiques des neurotechnologies
– Avoir un engagement profond envers la lutte contre les écueils de ces technologies et la maximisation de son impact positif
– Détenir une expérience dans la gestion de projets ou de programmes, de préférence avec une composante internationale (un atout)

La sélection sera basée sur le mérite scientifique, l’aptitude à interagir avec des auditoires variés de scientifiques, la capacité d’analyser, de vulgariser et de produire des synthèses des connaissances au bénéfice de publics divers, un profil démontrant une certaine connaissance des enjeux intersectoriels et multidisciplinaires, et la faculté d’agir occasionnellement à titre de médiateur·rice scientifique

Plus particulièrement, les compétences requises sont aussi :
– Excellentes capacités d’analyse, de rédaction et de communication (écrite et orale) à des audiences multidisciplinaires et des divers horizons (décideurs, scientifiques, société civile, grand public)
– Solides compétences en matière de résolution de problèmes
– Capacité à établir et à maintenir des relations de travail efficaces dans un environnement multiculturel avec des partenaires externes et internes
– Excellentes compétences en matière d’organisation et de planification, y compris la capacité d’organiser ses propres priorités de travail et ses échéances
– Capacité à travailler sous pression
– Très bonnes compétences informatiques (Pack Windows ; R et Python un atout)
– Approche collégiale et amicale des relations de travail
– Sensibilité politique

Langues : excellente connaissance (écrite et orale) du français et de l’anglais

LOJIQ et les FRQ souscrivent au principe d’égalité et d’accessibilité et encouragent les personnes issues des minorités visibles ou ethniques, les personnes en situation de handicap et les membres des communautés autochtones à soumettre leur candidature.

Appui offert

Soutien de LOJIQ pour les candidat·es âgé·es de 18 à 35 ans
– Un montant forfaitaire de 2000$ pour le transport
– Une assurance responsabilité civile
– Une indemnité de transport additionnelle si tu habites en région éloignée au Québec

Soutien des Fonds de recherche du Québec 
– Une bourse de 70 000$ d’une durée d’un an, renouvelable pour une deuxième année

Soutien du ministère des Relations internationales et de la Francophonie
– Une bourse de 10 000$ par an, renouvelable pour une deuxième année du mandat, en raison du niveau élevé du coût élevé de la vie sur ce territoire

Autres conditions de participation 
– Les frais de séjour ainsi que tous les autres frais inhérents (passeport, taxes d’aéroport, frais pour les bagages, etc.) sont à la charge du scientifique en résidence

Ta candidature doit comprendre

– Ton curriculum vitae (1 page détaillant tes 5 contributions à la recherche les plus pertinentes et 5 pages maximum pour tes autres réalisations)
– Une lettre exposant ta situation face à l’emploi, tes expériences, tes motivations et objectifs en lien avec ce séjour professionnel ainsi que les bénéfices et retombées que tu penses retirer de cette expérience (maximum 3 pages)
– Une copie originale numérisée de ton diplôme doctoral ou une attestation du Registrariat qui confirme l’attente de ton diplôme ou une copie du rapport de soutenance de thèse
– Tout autre document pertinent

En savoir plus

Mathieu Dumas, Chargé de projets à la mobilité étudiante, 418 644-2750 poste 318 ou au numéro sans frais 1 800 465‑4255, mdumas@lojiq.org