Commençons par un soupçon de mise en contexte.

La GREF, oui mais encore?

Grande Rencontre des jeunes Entrepreneurs du monde Francophone. Côté Québec, 60 entrepreneurs, issus des 17 régions de notre province, propulsés à Strasbourg par l’incroyable organisation de LOJIQ, OFQJ et leurs partenaires. Une semaine pour explorer 4 thèmes et non les moindres :

  • Le développement durable
  • L’industrie numérique et technologique
  • L’entrepreneuriat féminin
  • L’économie sociale et solidaire.

Pourquoi partir si loin pour évoquer des thèmes si près de notre quotidien? Pour rejoindre 125 autres entrepreneurs issus de plus de 20 pays différents.

Au jour 1, personne ne se connait

Nos projets, nos parcours de vies, nos coutumes, rien n’est semblable. Intuitivement rien ne nous unit. Si ce n’est notre langue : le français. Nous sommes tous des jeunes entrepreneurs francophones. Le décor est planté et la magie, diffuse, opérera toute la semaine pour créer une synergie déconcertante. La barrière de la langue étant inexistante, c’est l’Afrique, les Caraïbes, le Maghreb, l’Amérique du Nord, Madagascar et l’Europe qui vont converger, naturellement.

En embarquant dans l’avion à Montréal, je pensais partir outre-Atlantique représenter mon entreprise, explorer des marchés, ouvrir une voie pour conquérir de nouveaux clients. Objectif business clairement assumé.

Au final

Au retour, non seulement j’ai eu l’occasion de représenter Boréalie à des publics insoupçonnables, mais je ramène un constat flagrant : nous, les 18 à 35 ans, créateurs d’entreprises, bâtisseurs de solutions aujourd’hui pour notre monde de demain, nous sommes avant tout des leaders conscients. Encore trop discrets, obligés de se démêler dans un tissu économique saturé de pratiques d’un autre temps, parions sur nous. Faisons-nous confiance, ensemble, pourquoi? Parce que ça marche.

En une semaine, nous n’avons jamais mentionné nos différences, nous avons démultiplié nos idées et notre énergie sur des sujets plus grands que nous.

Je suis très fière d’avoir participé aux échanges relatifs au développement durable, un thème devenu une nécessité unanime que chacun d’entre nous a pleinement intégré dans son ADN d’entreprise. Le changement? Non seulement nous le dessinons mais nous étions 185 personnes à l’incarner. Plus le temps de regarder en arrière, de s’endormir sur nos lauriers, on bouscule le statu quo, on remue nos industries respectives, le tout dans une bonne humeur et cohésion relativement bluffante.

Concrètement? Je reviens avec une lecture affinée de l’écosystème économique dans lequel nous pouvons évoluer si nous nous en donnons les moyens, avec des chapitres imprévus initialement à écrire pour Boréalie, de l’énergie mentale (nuance de mise parce que physiquement c’est une autre histoire 😉 ).

À l’organisation de tous les continents, mais surtout à nos bonnes fées québécoises de LOJIQ qui nous ont rythmé cette semaine de dingue à la perfection, merci. Merci d’avoir créé un terreau fertile au développement commercial au-delà des frontières et des cultures mais aussi d’avoir encouragé le développement d’une certaine forme de fraternité.

À nos politiques (oui oui… faut bien leur faire un coucou!), merci de parier sur nous en appuyant le financement et l’organisation d’événement majeur comme celui-ci (mention spéciale région Grand Est!). Mais, mais! si vous avez besoin d’aide pour réfléchir à l’étape d’après dans le soutien aux jeunes entrepreneurs, j’en connais une belle brassée qui serait heureux de vous aider. C’est maintenant que Ça se joue, on continue!

À mes collègues québécois, que votre quotidien soit l’intelligence artificielle sous toutes ses formes possibles, les protéines alternatives, l’agriculture urbaine, la pollution plastique et j’en passe, merci d’avoir généré une aussi belle énergie et communion. Pour la française que je suis, vos personnalités me confirment que j’ai très bien choisi mon pays d’adoption. Notre diversité est déconcertante mais nos intérêts sont plus que jamais communs.

Bref, à nous, jeunes, entrepreneurs, femmes, hommes, continuons nos efforts pour renverser les façons d’entreprendre. Que l’on soit d’ici ou d’ailleurs, nous avons choisi d’entreprendre avec le cœur et des valeurs et je suis convaincue que ce sont des matières premières en vogue!

Francophonement vôtre.

Claire Bardin Présidente et fondatrice de Boréalie cosmétiques

Crédits photos Gabrielle Favreau-Lavallée

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