La Covid-19 continue de provoquer la mise en place de mesures drastiques par les autorités mondiales, dans le but de ralentir la pandémie du Coronavirus. De nombreux pays ont fermé leurs frontières et décrété des états d’urgence, exigeant souvent un confinement total ou partiel. Au total, plus de 4 milliards de personnes sont appelées à rester à la maison. Et de très nombreuses industries sont à l’arrêt complet. Les conséquences économiques, sociales et politiques (entre autres) risqueront d’être colossales.

Au même moment, l’environnement semble profiter de cette pause. Rues et routes désertes, voyages reportés, diminution rapide des transports terrestres, maritimes et aériens, entreprises au ralenti ou à l’arrêt, les mesures d’isolement prescrites par les autorités ont un impact direct sur la consommation d’énergie, entraînant une diminution de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre (GES). Nous souhaitions le souligner en ce jour de la terre 2020.

Nous avons également choisi de mettre de l’avant des projets inspirants de jeunes soutenus par LOJIQ.

Les jardins de Bakel, un projet de culture local au Sénégal

Dominique Guay, horticultrice et diplômée en animation culturelle, a développé un projet de création d’un espace cultivable dans la ville de Bakel, au Sénégal. Elle a été soutenu par LOJIQ en 2018 et 2019, dans le cadre de notre Initiative de lutte contre les changements climatiques. Ses objectifs étant de soutenir l’autonomie monétaire et alimentaire de femmes en difficulté et de les former à des techniques de culture efficaces et durables.

Cet espace permet aux membres des jardins de venir y cultiver de la nourriture, apprendre des techniques efficaces, appliquer et partager certaines techniques traditionnelles, tout en nourrissant leur famille. À plus long terme les jardins créeront des espaces verts et permettrons aux membres d’y développer des techniques agricoles adapté à la région et à ses réalités climatiques et sociales.

Quelques exemples de techniques durables qui y sont appliquées :

  • utilisation de l’énergie solaire pour le fonctionnement de la motopompe
  • création des bassins de récupération d’eau afin de retenir les eaux de crue
  • choix de variétés plus résistantes et plus durables et récupération de semences
  • utilisation d’engrais verts
  • autres techniques propres à l’agriculture écologique et durable en milieu aride

Le projet cible la population féminine de Bakel, puisque celles-ci représentent le groupe social le plus précaire de la société Bakeloise. On cherche donc à ouvrir l’espace aux femmes dont les maris sont décédés, invalides, absents ou tout simplement dont le revenu familial n’arrive pas à nourrir toutes les bouches qui s’y retrouvent.
Photos : © Les jardins de Bakel

2 participants LOJIQ relèvent le défi de produire localement

Louis Lafortune et Athanasios Mihou sont les co-fondateurs de la ferme Kýma.

À l’été 2019, ils ont pris part aux Journées des agricultures urbaines en Méditerranée, un projet clés en main initié par LOJIQ qui s’est déroulé à Marseille, en France. Dans le cadre du programme Engagement citoyen, ces jeunes citoyens ont profité de ces Journées pour échanger, partager connaissances et expériences et développer leur réseau.

Aujourd’hui, Kýma est un projet de ferme verticale intérieure qui permet la production durant toute l’année de micro-pousses, verdures, herbes aromatiques et fleurs comestibles, à Montréal. En rapprochant la production des consommateurs, Kyma veut sensibiliser les individus à repenser notre système agroalimentaire et permettre au plus grand nombre de s’alimenter sainement et de manière responsable toute l’année. En respectant notre planète et ses hommes.

Les fermes Kyma à Montréal

Une délégation d’Environnement JEUnesse à la Cop25

Catherine Gauthier est directrice générale d’ENvironnement JEUnesse depuis 2016. Âgée de 30 ans, elle est l’instigatrice de la première action collective intentée contre le gouvernement du Canada pour la justice climatique. Avec le soutien de LOJIQ dans le cadre de notre Initiative de lutte contre les changements climatiques, une délégation d’Environnement JEUnesse s’est rendue à la 25e conférence des parties sur le climat à Madrid en décembre 2019. Catherine, qui a pris part à de nombreuses conférences des parties sur le climat depuis 2005, était déléguée à la COP25. Elle nous livre son ressenti et ses idées face à la crise actuelle liée à la Covid-19.

Nous étions en crise avant la crise

Les dernières semaines nous ont forcés à ralentir, à réfléchir, à nous entraider. Déjà, plusieurs voix s’élèvent pour planifier le retour à la « normale ». Mais de quelle « normale » parle-t-on exactement? Avant la crise de la COVID-19, nous vivions déjà dans une double crise environnementale et sociale.

Depuis l’Accord de Paris, force est de constater que les choses ont continué comme si de rien n’était. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont atteint de nouveaux sommets, et les impacts climatiques se sont amplifiés. En décembre dernier, la délégation d’ENvironnement JEUnesse a assisté à un échec des pays réunis pour la COP25 : les désaccords allaient de l’établissement d’un calendrier commun à la mobilisation du financement.

Aujourd’hui, la crise nous montre qu’il est possible de bouleverser complètement nos modes de vie, nos habitudes, notre « normale », et ce, par une action robuste et concertée de la part de nos gouvernements. Si un leadership fort est nécessaire pour tracer la voie à suivre, cette action ne doit pas se faire dans le déni de nos institutions démocratiques. La jeunesse souhaite prendre part au plan de relance en apportant des solutions pour une relance porteuse de justice environnementale et sociale. La véritable question que l’on doit se poser aujourd’hui est plutôt de savoir comment éviter que les choses reviennent à la « normale ».

3 grands chantiers pour transformer notre société

Pour rompre avec la société de consommation – dont les impacts sociaux, politiques, culturels et environnementaux sont dévastateurs– et respecter les limites de la Terre, le développement d’une économie de proximité, de troc et d’entraide doit être priorisé. La collaboration et l’entraide doivent devenir les fondements d’une économie nouvelle.

Les sociétés humaines sont dépendantes des écosystèmes naturels et la lutte contre la crise climatique, de même que l’adaptation à ses impacts, nécessite des efforts soutenus de protection et de réhabilitation des écosystèmes. Pour y arriver, il est primordial d’améliorer notre rapport à la nature.

Enfin, encourager une écocitoyenneté active permet aux individus et à la collectivité de prendre conscience de leur environnement (social, économique et environnemental). Par l’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté, ils acquièrent les connaissances, les valeurs, les compétences, l’expérience et aussi la volonté d’agir, individuellement et collectivement, pour résoudre les problèmes actuels et futurs.

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La Fondation LOJIQ propose Objectif zéro carbone

Le programme Objectif zéro carbone offre l’opportunité d’agir et de compenser, de manière totale ou partielle, les émissions de carbone générées dans le cadre de la réalisation de ces projets de mobilité. Il a été lancé en novembre dernier par l’explorateur Bernard Voyer.

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